UNE MONUMENTALITÉ

DE L’ANGLE :

Revaloriser l’habitat

du XXe siècle

UNE MONUMENTALITÉ DE L’ANGLE :

Revaloriser l’habitat du XXe siècle

Travail en cours

Les photographies sont issues d’un travail traitant des immeubles
marseillais remarquables. Ces images constituent le début d’un inventaire d’une
partie du patrimoine bâti de la cité phocéenne.

Les prises de vue introduisent à la diversité de l’urbanité
marseillaise et mettent en scène certains immeubles délaissés par l’imaginaire
collectif afin de les réintégrer dans une conscience commune de la rue. Ce
travail replace l’attention sur ces immeubles remarquables qui constituent la
ville de tous les jours, de manière à les sortir d’une torpeur citoyenne, d’une
désensibilisation progressive engendrée par le quotidien. Avec une perspective
appuyée, les photographies monumentalisent des façades issues du XXe siècle,
mettent en exergue le traitement de l’angle, donnent à voir le logement
collectif, ciment du coeur urbain phocéen. Elles incitent à la redécouverte des
quartiers constitutifs de Marseille par le temps long et séquencé de la marche,
de l’arrêt et de la contemplation.

Si certains immeubles impressionnent par la variété des
détails de leur façade, d’autres rayonnent par la beauté discrète et légère
de leur dessin qui atteste d’une certaine modestie. Cette série a pour but de
faire lever la tête, de décentrer le regard, de prendre conscience de la beauté
des rues, de susciter l’envie de découverte architecturale.

Par le cadrage, la façade apparaît dans son entièreté. Il
établit des rapports de taille, présente l’implantation du bâtiment et rappelle
l’importance du dialogue urbain. Enracinée dans la rue, la composition n’oublie
pas le rôle du ciel marseillais. La compréhension de l’image est renforcée par
la lumière douce et diffuse. Qu’elle soit de l’aube ou de l’heure bleue,
celle-ci améliore l’intelligibilité du bâtiment, diminue le contraste,
éclaircit les ombres, atténue les hautes lumières. Dans une quiète vérité, elle
rend compte de la beauté des modénatures, du dessin des garde-corps des
balcons, de la finesse des fenêtres, de la variété des matériaux, du savant jeu
de volumétrie opéré par les retraits et les terrasses. La lumière sublime l’architecture.

Immeuble,

conçu par l’architecte G. Delbès.

Immeuble,

conçu par l’architecte G. Delbès.

Immeuble, conçu par l’architecte J. Rozan, 1937.

Immeuble,

conçu par l’architecte J. Rozan, 1937.

Les Catalans, conçu par l’architecte E. Dupoux, 1932.

Les Catalans,

conçu par l’architecte E. Dupoux, 1932.

Le Debussy,

conçu par l’architecte Claude Zubiena, 1973.

Le Debussy,

conçu par l’architecte Claude Zubiena, 1973.

La Poste Cinq Avenues,

conçue par l’architecte É. Rambert, 1930.

La Poste Cinq Avenues,

conçue par l’architecte É. Rambert, 1930.

Immeuble

Immeuble

Le Monte Cristo

Le Monte Cristo

La Villa d’Este,

conçue par l’architecte C. Gros, 1973.

La Villa d’Este,

conçue par l’architecte C. Gros, 1973.

L’Étoile Castellane,

conçue par l’architecte G. Blanc, 1974.

L’Étoile Castellane,

conçue par l’architecte G. Blanc, 1974.

La Résidence Super Breteuil,

conçue par l’architecte C. Gros, 1966.

La Résidence Super Breteuil,

conçue par l’architecte C. Gros, 1966.

Immeuble

Immeuble

Le Sagitaire, conçu par les architectes Y. Bentz et A. Devin, 1954.

Le Sagitaire,

conçu par les architectes Y. Bentz et A. Devin, 1954.

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